Pneumologue

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Terme Définition
Pneumologue

Médecin qui s'occupe de maladies des poumons et du tractus respiratoire.

http://fr.wiktionary.org/wiki/pneumologue

 

PNEUMOLOGUE / PNEUMATOLOGUE, Une vue de l’esprit ?

Pneuma (pneuma), ce mot grec exprimant l'esprit, est issu de la racine pnein (pnein) signifiant souffler, exhaler, respirer. Esprit et souffle sont ainsi deux expressions différentes de même origine : les généticiens diraient qu'ils sont deux phénotypes, expressions d'un même génotype


Dans son sens physique, le souffle inhalé (l'inspiration) puis exhalé l'expiration) par un être vivant est l'objet même d'une science médicale, la pneumologie, en charge d'une fonction physiologique, la respiration.

La pneumologie est ainsi l'étude des poumons et de ses maladies, la médecine des poumons.

Le pneumologue sera donc le médecin spécialiste des poumons, qui ne devra pas manquer d'esprit pour exercer son art.

Dans son essence même, la pneumologie a cette double responsabilité - celle de tout médecin - dans la prise en charge de l'homme dans sa composante physique, physiologique et psychique de ce qui fait l'homme, son esprit.

N'oublions pas que le Pneuma en tant que souffle est sur le plan de la philosophie des stoïciens, un principe, donc un élément principal, c'est-à-dire ce qui est à l'origine des choses, de la création. Il est considéré comme le cinquième élément physique s'associant aux quatre autres : terre, eau, air et feu, principes constitutifs de tous les corps de l'univers.

Ainsi, dans cette pensée philosophique, c’est le souffle qui, associé aux autres éléments, est la signature du vivant, sinon son essence, par opposition du monde physique minéral, inanimé, littéralement sans ... âme.

La déclinaison de Pneuma (pneuma, atoz} va donner tout ce qui est lié à son sens étymologique: pneumatique, dans la langue des gnostiques, correspond au plus haut degré de perfection spirituelle, mais la technologie actuelle l'a réduit à un bandage dit « pneumatique » (traduction anglaise : pneumatic tyres) : cette bande placée autour des roues a transformé la sécurité et le confort du roulage sans doute par l'ingéniosité née de l'esprit de son inventeur.

Cette pneumaticité, cette capacité à piéger l'air a été utilisée par la «nature» pour régler le problème du poids et de la solidité de la structure avec les os pneumatiques du crâne, du bec des oiseaux !

Ce sont de véritables pneumatocèles physiologiques, alors que les épanchements gazeux éponymes ne le sont point, en raison d'un déséquilibre de pression encre l'air atmosphérique et l'organe atteint : c'est que ce Pneuma particulier n'est plus alors le cinquième élément, il est redevenu le troisième avec les contraintes physiques décrites par Mariotte et Boyle ...

Si cet épanchement est plus diffus, c'est de pneumatose que l'on parlera, avec sur le plan digestif, l'aérogastrie, les ballonnements, flatulences et autres météorismes.

La physiologie du vivant utilise ces lois de la physique des gaz en construisant des pièges à air, véritables flotteurs, les pneumatophores, pour permettre aux racines des palétuviers (plantes aériennes mais devant vivre dans l'eau) d'entretenir une respiration aérienne ou aux méduses (siphonophores ou physalies) de se maintenir en surface.

Comprimé dans un tube dit« pneumatique», l'air a été longtemps un véhicule efficace d'information avant l'ère du numérique et de la fibre optique : l'information étant transportée physiquement dans une boîte cylindrique dans une certaine préfiguration de transmutation de la matière par voie pneumatique, sans que cela soit une vue de l'esprit.

Les débuts de l'exploration fonctionnelle du poumon furent liés au pneumographe, cet « Instrument destiné à enregistrer l'expansion circonférentielle du thorax pendant les mouvements respiratoires» : la mesure restait extérieure, évaluant les conséquences de flux aériens sans les quantifier directement.

La pneumographie a littéralement pour objet la description du poumon, mais ce type de monographie se décline actuellement plus par maladie autonome! En revanche, elle reste l'usage de l'air, le Pneuma matérialisé, comme marqueur radiographique de visualisation des limites d'organes avec les pneumomédiastins, les pneumopéritoines à visée diagnostique.

Un autre épanchement aérien, celui qui touche la plèvre, sera dénommé pneumothorax.

Il sera accidentel et donc pathologique avec une lésion mettant en communication l'air du poumon ou directement de l'environnement.

Il sera thérapeutique s'il est créé pour apporter un soin imposant une contrainte mécanique en limitant la ventilation : un souffle coupé pour remédier au manque de souffle . ...

Bernard Pigearias. INFO RESPIRATION N° 74 -AOUT-SEPTEMBRE 2006
Clics - 746
Prononciation: pnø.mɔ.lɔɡ

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